dimanche 29 juillet 2012

Twitpictales


Paris sous la pluie


La Haute Marne et ses petits pieds


Etretat pour y associer de nouveaux souvenirs


Chez Mentalo & sa piscine


Bruxelles entre copines


La Croatie mère-fille


Arcachon en masse & petitbruit <3

vendredi 20 juillet 2012

Je suis un échafaudage.

Avant j'étais un échafaudage fragile, craquelé, pleins de fêlures. A la moindre attaque de cette famille compliquée, mise sous tension par l'aliéné, dès les premières secondes de stress, à l'approche d'une épreuve, de quelque chose à réaliser, dès que je devais le quitter, le laisser derrière moi, quand je devais m'imposer, être forte, il craquait, l'échafaudage.

Pas fragile, mais fragilisée.

Aveuglée par les paillettes qui tombaient autour de cet échafaudage, les paillettes qu'il saupoudrait avec ses mots doux, ses beaux yeux, son sourire-fossette.

J'ai perdu les paillettes, envolées.

Mais j'ai reconstruit l'échafaudage. A coups de copines, de balades dans Paris, de petits crânes chauves qui te sourient, de cette impression d'appartenir à quelque chose, de goûters, de douceurs, de gentils mots, d'encouragement, de toute cette force que vous m'avez donnée. Vous m'avez portée jusqu'à ce que je puisse me débrouiller toute seule. Me rendre heureuse toute seule, parce que c'est le plus important, ne compter sur personne pour le faire à ma place.

Les paillettes me manquent, cruellement, viscéralement.
Mais je peux continuer sereinement, maintenant.


lundi 2 juillet 2012

S'acheter pleins de jolies choses fleuries, colorées, qui donnent le sourire. Des ballerines corail, un headband unique fait main par Alicia (et oser le porter, bientôt), encore et toujours ce fameux pantalon à fleurs, le sac copie du Nat&Nin. Boire des bières avec des amis. Profiter du soleil. Essayer tous ses vernis. Balancer ses pieds dans le vide au dessus de la Seine et même pas avoir le vertige. Faire des pauses clopes-sans-clope avec mes co-stagiaires en regardant les toits de Paris au lieu de travailler. Manger sur les marches du Panthéon. Boire de la limonade. S'offrir un Starbucks, et le boire au soleil, sur les quais, en refaisant le monde avec une amie toujours positive.



Puisque je n'ai plus d'amoureux pour me rendre heureuse, j'ai décidé de le faire moi même.

samedi 30 juin 2012

Mais si la vie est terrible, les journées, peuvent être, si belles

Ils entrent dans la pièce et la remplissent de leur sourire. Leurs petites main, leurs yeux attentifs qui te regardent, toi, avec ta blouse blanche. Ils n'ont pas peur, ils ont vu bien pire. Ils explorent, fouillent le coffre à jouets, suivent de leur doigt potelé les contours des dessins au mur, escaladent la table d'examen. Ils sont passés si près de la mort, mais sont là, devant toi, tellement heureux, positifs, vivants. Ils ne râlent pas. Ils n'acceptent pas leur maladie, non, qui le pourrait, mais ils se battent fort, ils la veulent, leur vie d'enfant. Parce qu'ils sont forts, ils ne se posent pas de question, ils foncent. Pas un seul ne s'est plaint. Certains ont enduré des douleurs que nous ne connnaitront jamais, ils ont été séparés de leurs parents tout petits, ils sont chauves, ne peuvent pas aller à l'école, passent bien trop de temps dans leur chambre d'hôpital, et putain, ils sont heureux.
Ils entrent dans la pièce et te remplissent de leur sourire.

Petite M qui pose des questions que seulement des grands, très grands, ne devraient avoir à se poser. Et te regarde avec ses yeux immenses lui expliquer les opérations qui l'attendent pour être "normale" quand elle sera grande. Petit B, fier, qui annonce en te faisant un bisou que "la boule finie". Petite J qui me fais des sourires, derrière sa frange de cheveux à peine repoussée. Petit  A qui est fier de me montrer ses cicatrices, là, partout sur son ventre.

Mais quelle leçon de vie ! Quand je sors de consultation & j'ai passé quelques heures avec ces enfants, je sens mon coeur regonflé de toute leur force, de leur rage de vivre. Ils sont si petits, si petits, et ont tellement à nous montrer.

 

lundi 25 juin 2012

"I love your smile"

Aujourd'hui j'ai souri...

Le soleil qui réchauffe le coeur à travers la vitre. La vitre que je passe ma journée à regarder, en pensant, à avant, à après, à ce qui arrive, à ce dont je me sens capable. C'est fou comme rêver en regardant un écran d'ordinateur est impossible, alors que dès que je lève le nez et que je regarde les échaffaudages qui forment mon horizon mon esprit s'envole. 


Mes happy-shoes. 

Et le vernis, toujours, qui me donne le sourire dès que j'apperçois mes mains. Parce que ça a été un réel combat pour pouvoir enfin quitter mes petits rogatons d'ongles dégoutants, et que je ne me restreins du coup jamais en achats-verniesques. Et que si j'ai réussi, c'est grâce à celui qui est parti. Mais que je ne reprendrai pas, non non, même sans lui. 

***

et dans mes oreilles, Charlie Winston



& voilà

C'est fini. Pour de vrai. Pour toute la vie (non, ça je refuse d'y croire, ça viendra, peut être, un jour, promis). Je ne me perdrai plus dans son sourire, sa fossette. Je ne tiendrai plus sa main dans la mienne, fort, pour ne pas qu'elle s'échappe. Je n'essaierai plus de trouver tous les petits indices qui montrent, que mais-siii, il m'aime, ou c'est sur qu'il s'en fout, selon les jours. Une page se tourne. Et je garde précieusement en moi ces 16 mois comme une petite boule de coton toute chaude. J'ai l'impression d'avoir eu une jolie chance de passer ces jours avec lui, que c'est normal qu'on m'ait enlevé ça, parce que c'était "trop beau", même si tellement imparfait.


♫ Radiohead - Let down ♫♫

jeudi 21 juin 2012

On oublie qu'il fait noir

Besoin de couleurs, de nouveautés, d'été, de tshirt corail à rayure, de me faire plaisir et de me sentir jolie. Pour quelques instants retrouver le sourire, l'impression de contrôler ce qui se passe, d'être la chef de ma vie. Se dire que je vais bien, en fait, que je peux le faire, oui, je peux. 


Et puis finir le Starbucks, regarder autour de soi le train, et les couples, et penser à cette main qui n'est plus dans la mienne. L'imaginer dans le reflet. Compter les jours avant celui où j'aurais du partir en vacances avec lui, voir la mer.


Penser à toutes les choses que j'aimerais lui raconter. 


Et acheter ce pantalon à fleurs, que je sais, il détesterait, parce que non, il n'est plus là (pour l'instant?) et que je dois vivre, avancer, continuer (et que moi il me met de bonne humeur ce pantalon, et que les gens me dévisagent quand je le porte, c'est drôle).  

"Et le coeur infini, on oublie qu'il fait fait noir, et là enfin, on rit"
(Saez)

dimanche 17 juin 2012

Une éclaircie


Mettre une robe-à-fleurs-qui-tourne & en changer pour un pantalon fleuri. Manger au soleil & sortir le barbecue. (re)Découvrir un quartier merveilleux & se sentir loin, loin, de Paris. Profiter de ses copines & être une vraie de vraie fille. Faire du shopping compulsif & craquer pour un sac, juste parfait pour ce demi été. Boire du thé glacé au soleil et dévorer les gateaux préférés. Vider son compte & remplir des paquets. Aimer ces nouveaux résultats roses-rouges & sourire de ses proches qui s'exclament à chaque victoire. Regarder le soleil & s'en remplir pour les jours de pluie. Marcher, encore et encore, & regarder ses ongles de pieds vernis qui sont, enfin, de sortie.
Se voir rire & se rendre compte que ça faisait longtemps, trop. Se dire que oui, on peut y arriver. Et qu'il faut vite écrire ça pour les prochains jours sombres.

mercredi 13 juin 2012

Play #2


Dis-moi qui sont ces gens
Qui se montrent indécents
Qui s'embrassent en public
Moi je suis seul au monde
Je n'ai pas de Joconde
Pour faire les romantiques

Dis quelle est cette ville
Aux éternelles idylles
J'ai oublié son nom
En connais-tu la route
Et le prix que ça coûte
D'aimer à perdre raison

Dis-moi qui sont ces gens
Qui promènent en semant
La grâce derrière eux
Rendant plus beau le monde
Qui emportent à la tombe
Leur amour avec eux

  Moi je n'ai que mes mains
Pour abriter chagrin
Quand eux ils ont la lune

Dis-moi qui sont ces gens
Qui rient comme des enfants
Qui se donnent la réplique
Celle des Roméo, des Tristan, des Rimbaud
 
Dis qui sont ces bourreaux
Qui me tuent sans un mot
De leurs yeux magnifiques

Dis moi qui sont ces gens - Saez